Federico MAYOR, ancien Directeur Général de l’Unesco, est penseur de l’université du nouveau millénaire. Le changement de l’idée de l’université est un aspect, une dimension des mutations socio-historiques majeures du passage au nouveau millénaire. C’est un impératif historique, le constat de faillite de l’université du XX è siècle à se refonder comme système institutionnel face aux grands défis de l’histoire qui fait obligation d’inventer une autre université. D’une part, aux horizons du monde globalisé de la civilisation nouvelle et de son université nouvelle, le futur africain est… aussi tension vers les horizons de l’université nouvelle en Afrique subsaharienne. D’autre part, un défi historique majeur, construire une réponse à l’exigence de cohérence exprimée par divers contextes historiques africains (socié- tés en rupture avec la situation coloniale, sociétés des indépendances, sociétés en essai de développement, sociétés de la globalisation) problématique récurrente des idées pour le changement du système institutionnel de l’organisation universitaire en Afrique subsaharienne. Quel immense paradoxe d’observer qu’en ce contexte où tout chante pour le changement de l’université en Afrique, le changement est impossible. C’EST UN DÉFI POUR NOS SAVANTS HISTORIENS, SOCIOLOGUES, ANTHROPOLOGUES, DE DÉCRYPTER L’ANTINOMIE POUR ÉCLAIRER LE FUTUR COMME UN POSSIBLE QUI SE CONSTRUIT. Dans l’attente, je tourne les yeux vers les symboles, et je poétise avec la symbolique des anciens africains. O BAGOUMAV EL ! Homme à la chevelure tissée en sept longues nattes qui tombent sur le dos ! Toi qui tiens à la main, le bâton à sept nœuds…

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